Toiture ondulée : comment savoir si elle contient de l’amiante ?
Votre toit est couvert de plaques ondulées grises et vous vous demandez s’il contient de l’amiante ? Vous avez raison de vous poser la question avant d’engager le moindre travaux. Ce guide vous donne les indices qui doivent vous alerter, les gestes à ne surtout pas faire, et la seule méthode fiable pour en avoir le coeur net.
Pourquoi les plaques en fibrociment sont-elles suspectes ?
Les plaques ondulées de toiture sont le plus souvent en fibrociment : un mélange de ciment et de fibres. Jusqu’à l’interdiction de l’amiante en France, le 1er janvier 1997, ces fibres étaient très majoritairement des fibres d’amiante, utilisées pour leur résistance au feu, à l’eau et leur faible coût.
La règle de bon sens est donc simple : une toiture en fibrociment posée avant 1997 est présumée contenir de l’amiante jusqu’à preuve du contraire. On en trouve énormément sur les maisons, garages, abris, hangars agricoles et bâtiments industriels du Béarn et des Hautes-Pyrénées.
Tant que ces plaques sont en bon état et qu’on n’y touche pas, le risque reste maîtrisé. Le danger apparaît lorsque le matériau se dégrade ou qu’on le manipule : casser, percer, poncer ou nettoyer une plaque amiantée libère des fibres invisibles qui, une fois inhalées, présentent un risque sanitaire avéré. D’où l’importance d’identifier la situation avant d’agir.
Le seul indice fiable : l’année de construction
Contrairement à ce qu’on croit souvent, il est impossible de savoir à l’œil nu si une plaque contient de l’amiante. La couleur, la forme des ondulations, la présence de mousse ou l’état de dégradation ne donnent aucune indication fiable : une plaque amiantée et une plaque sans amiante peuvent être parfaitement identiques.
Le seul véritable indice est l’année de construction ou de couverture :
- avant le 1er janvier 1997 (date d’interdiction de l’amiante en France), une toiture en fibrociment est présumée contenir de l’amiante ;
- après cette date, la présence d’amiante devient très improbable.
Ou trouve-t-on de l’amiante autour de la toiture ?
L’amiante ne se limite pas aux plaques de couverture. Sur et autour d’un toit ancien, on peut aussi le rencontrer dans :
- les plaques ondulées et les tôles de couverture ;
- les ardoises en fibrociment ;
- les conduits de cheminée et de ventilation ;
- les descentes d’eaux pluviales et certaines gouttières ;
- les sous-faces et bardages en fibrociment.
C’est pour cette raison qu’un repérage sérieux ne se contente pas de regarder la couverture, mais examine l’ensemble des éléments susceptibles de contenir de l’amiante.
Ce que vous ne devez surtout pas faire
Si vous suspectez la présence d’amiante, le premier réflexe est de ne rien faire qui puisse abîmer les plaques.Concrètement, il ne faut jamais :
- nettoyer la toiture au nettoyeur haute pression (karcher) : c’est interdit et cela projette des fibres dans l’air et dans votre environnement ;
- marcher sur les plaques, les brosser, les gratter ou en retirer la mousse mécaniquement ;
- percer, découper ou casser une plaque, même pour un petit aménagement ;
- déposer soi-même les plaques pour les emmener en déchetterie sans précaution.
Ces gestes, en apparence anodins, sont précisément ceux qui transforment un matériau stable en source de danger. En cas de doute, on laisse la toiture en l’état et on fait appel à un professionnel.
Le seul moyen d’en avoir le coeur net : le diagnostic amiante
La seule façon de savoir avec certitude si votre toiture contient de l’amiante est de faire réaliser un repérage amiante par un diagnostiqueur certifié. Celui-ci prélève un échantillon dans des conditions maîtrisées et le fait analyser en laboratoire.
Ce diagnostic est obligatoire avant tous travaux, ainsi que dans le cadre d’une vente ou d’une démolition. Il précise la présence, la nature et la localisation des matériaux amiantés. C’est aussi la première pièce indispensable de tout projet de retrait : sans lui, aucune entreprise sérieuse ne peut établir un devis fiable ni un plan d’intervention conforme.
Et si ma toiture est amiantée ?
Pas de panique : une toiture amiantée n’est pas une urgence tant qu’elle est en bon état et qu’on n’y touche pas. En revanche, dès qu’elle se dégrade, ou dès que vous prévoyez des travaux, un agrandissement ou une vente, la bonne décision est le retrait par une entreprise certifiée, qui dépose les plaques en sécurité, trace chaque déchet et repose une couverture neuve.
Pour comprendre le déroulé, le coût et les étapes, consultez notre guide : « Remplacer une toiture en fibrociment amianté : le guide complet ».
FAQ
Toutes les plaques ondulées grises contiennent-elles de l’amiante ?
Non. Les plaques posées après l’interdiction de 1997 en sont dépourvues. Mais visuellement, il est impossible de les distinguer avec certitude : seule une analyse le confirme.
Puis-je prélever un morceau moi-même pour le faire analyser ?
C’est déconseillé : le prélèvement lui-même peut libérer des fibres s’il est mal réalisé. Mieux vaut confier cette étape à un diagnostiqueur certifié, qui opère dans des conditions sécurisées.
Ma toiture amiantée est en bon état : dois-je agir tout de suite ?
Non, il n’y a pas d’obligation générale de retrait tant que le matériau est sain et non manipulé. Surveillez son état et anticipez le retrait avant qu’elle ne se dégrade ou avant des travaux.
Un doute sur votre toiture dans le 64 ou le 65 ?
S3DE intervient à Pau, Tarbes, Lourdes et dans tout le Sud-Ouest (64, 65, 40, 32). Nous vous accompagnons de l’identification de l’amiante jusqu’au retrait et à la pose d’une couverture neuve, avec des équipes certifiées et une traçabilité complète de vos déchets.
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